Brève

pexels-photo-373465

 

Bonjour à toutes et tous,

Je suspend l’écriture des chroniques et fiches de lecture de mon blog pour une durée indéterminée. Vous pouvez néanmoins retrouver mes avis des livres que je lis sur mon compte Babelio.

A bientôt et bonnes lectures!

MN

 

Publicités

« La femme qui tuait les hommes » de Eve de castro

la femme qui tuait les hommes

Fiche de lecture

« La femme qui tuait les hommes » de Eve de Castro, roman, 2018, Edition Robert Laffont, 281 pages, 20€

L’auteur: Valérie Cazeneuve dite Ève de Castro, née en 1961, est une femme de lettres française, lauréate du prix des libraires en 1992. Scénariste et journaliste, Ève de Castro est critique au “Figaro Littéraire“ depuis 1998. Elle a notamment signé Les Bâtards du soleil (1987), Ayez pitié du cœur des hommes (prix des Libraires 1992), Nous serons comme des dieux (1996), Le Soir et le matin suivant (1998), Le Peseur d’âmes (2002) et, aux Éditions Robert Laffont, La Trahison de l’ange (2006), Cet homme-là (2010), Le Roi des Ombres (2012) et Joujou (2014). Son dernier roman, La Femme qui tuait les hommes, paraît en 2018. (source Wikipédia, www.lisez.com)

Mon avis: Le titre est assez évocateur. C’est une histoire sombre. De vengeances. Plutôt de deux histoires en parallèle, de deux mondes et époques: russie prérévolutionnaire et le Paris littéraire de nos jours. Une tueuse d’hommes sévit pour la bonne cause à Saint Pétersboug en 1909. C’est une terrible justicière qui assassine dans le seul but de délivrer les femmes de leur tyran domestique et par fidélité au jeune Lénine. Une contemporaine, celle de Jeanne une octogénaire ancienne couturière qui s’en prend à un écrivain coureur de jupons en mal d’inspiration pour venger une jeune femme bafouée.

J’ai eu du mal à entrer dans cette lecture car cette double narration m’a au départ déstabilisé. Et puis j’ai apprécié la suite. A mesure que les barrières tombent, que les personnages se dévoilent et que l’on comprend les mobiles de chacun. C’est très bien écrit, la psychologie bien cernée, l’ambiance de chaque époque respectée. Le sujet est original…A découvrir si vous aimez les histoires qui s’imbriquent les unes dans les autres, le mélange de la fiction avec l’Histoire et les personnages forts!

MN

 

PAL de livres pratiques mai 2018

Bonjour à toutes et tous!

J’ai la chance d’avoir reçu des livres pratiques en cadeau. Nature, cuisine, aromathérapie...bref du choix dont je suis ravie! N’hésitez pas à m’envoyer vos commentaires si vous connaissez un des titres, j’y répondrai avec plaisir.

IMG_0669

J’ai mis également quelques titres en vente (c’est par ici)

Bonnes lectures!

MN

« Je ne suis pas Fernand » de Fabrice Gutierrez

« Je ne suis pas Fernand » est le dernier roman publié en 2017 de l’auteur toulousain Fabrice Gutierrez . Véritable plaidoyer pour la tolérance, son histoire bouscule et interroge.

je ne suis pas fernand

un récit non conventionnel pendant la guerre de 14-18

C’est dans un carnet intime que la courte vie de Morgane est consignée. Un grand-père révèle un secret de famille à ses enfants et petits-enfants réunis pour écouter le parcours étonnant d’une jeune femme qui ayant pris conscience de son homosexualité et du danger à être différente part faire la guerre. Reniée par sa famille elle s’engage dans l’armée en déroute pour se cacher. Grâce à son androgynie elle devient le soldat Morgan Lafforgues et se confronte à l’horreur des tranchées, à la cruauté, l’homophobie et l’hypocrisie collective. Sur son chemin pour tromper la souffrance et la solitude elle s’attache à Louison, un autre soldat d’infortune. Son destin finira par la rattraper.

de la différence et de la condition féminine

C’est un livre assez déroutant dans le fond que nous propose Fabrice Gutierrez! Une histoire que l’on pourrait qualifier d’histoire engagée pour le droit à la différence tant elle nous dépeint de manière directe, en termes  parfois crus l’homophobie en situation extrême. Il y a la suprématie des dogmes en matière de sexualité qui engendrent le rejet et la mort. Morgane la lesbienne courageuse sur le champ de bataille, est une femme qui se veut libre. Sans être jugée et condamnée pour les hypocrites. Fernand l’homosexuel de son village, considéré comme paria, roué de coups par les biens pensants nous montre les dérives d’une société qui considérait à l’époque l’homosexuel comme un malade déviant. C’est un récit sombre mais qui nous interroge  sur notre capacité à accepter l’autre dans sa différence.

je terminai par ce qui me paraissait fondamental: qu’un homme aime prendre du plaisir avec un autre homme, ou qu’une femme trouve l’orgasme en jouant avec sa sœur ciseau, c’était à l’un et l’autre leur droit absolu (p.106)

De nos jours nous sommes nombreux à prôner un esprit plus ouvert qu’en ces temps de guerre mais aux vues des intolérances perpétuées force est de constater que l’acceptation fait encore débat. Citons en exemple la loi du droit au mariage pour tous qui en 2013 déchaina tant de passions. Laquelle selon Irène Théry, sociologue du droit et de la famille, considère que malgré cette violente opposition, il est désormais « admis que les couples homosexuels ont exactement les mêmes droits que les autres » (source Le Monde)

25330_homosexualite

un style entier

L’ouvrage de Fabrice Guttierrez a récemment été présélectionné pour le «Prix Coup de cœur Luchon Passion 2018» qui sera décerné le 29 juin dans le cadre des Estives littéraires. Il s’agit d’un festival qui réunit plus de 250 auteurs, 25 maisons d’édition et dont le président d’honneur est Patrick Poivre d’Arvor et la marraine Carole Gaessler. C’est dire que le sujet de la tolérance est d’actualité et fait « mouche ». L’histoire est portée par un style direct sans fioriture, bien écrit. Les descriptions (scènes de bataille, sexuelles…) sont recherchées dans le choix des termes et images. L’écriture est sensible et révèle des sentiments de révolte ou de compassion. La narration est chronologique et s’appuie sur la lecture du carnet. Le lecteur s’y retrouve facilement. Malgré quelques longueurs on redites, ce livre est en tout point intéressant et peut être le point de départ d’une réflexion originale.

MN.